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Haïti-Pédophilie : Douglas Perlitz Plaide coupable.

Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.frLe Ré.Cit. (Réseau Citadelle) : www.reseaucitadelle.blogspot.com(Douglas Perlitz reconnait avoir abusé sexuellement d’un enfant haïtien.)
Article de Mayko Michael of Connecticut Post (Texte Traduit par Cyrus Sibert/RESEAU CITADELLE)http://www.ctpost.com/news/articleGallery/Perlitz-admits-he-sexually-abused-minor-boy-620240.php

NEW HAVEN – Douglas Perlitz, le diplômé de l’Université Fairfield honoré pour la création d’un programme en Haïti visant à aider des garçons sans-abri à se vêtir, se nourrir et à aller à l’école, a plaidé coupable, peu après midi, aujourd’hui, à une accusation d’abus sexuels sur un mineur.

Perlitz a admis devant le tribunal qu’il avait des rapports sexuels avec un garçon, mais n’a pas contesté l’affirmation du gouvernement selon laquelle il avait des rapports sexuels avec plus de huit garçons.

Perlitz, vêtu d’un pantalon kaki et d’une chemise, dit qu’il a voyagé le 6 Juin 2005, de l’aéroport international JFK à Haïti dans le but de se livrer à des rapports sexuels avec un garçon mineur. Il sourit à ses avocats au moment d’entrer dans le palais de justice et a brièvement parlé avec eux avant d’admettre sa culpabilité.

Perlitz sera condamné le 21 décembre.

Le gouvernement a l’intention de recommander une peine de 188 à 235 mois d’emprisonnement contre Perlitz, tandis que les avocats de la défense étaient à la recherche d’une peine comprise entre 97 et 122 mois.

Perlitz, 40 ans, un ancien de Bridgeport et Fairfield, a reçu des fonds de l’Ordre de Malte, un organisme de bienfaisance catholique romaine et recueilli des dons de riches personnes catholiques de Fairfield et de Westchester pour pouvoir créer le projet Pierre Toussaint, un programme en trois étapes à Cap-Haïtien, Haïti, la deuxième plus grande ville du pays, pour préparer à la vie adulte des garçons de rue abandonnés.

Il a été arrêté dans le Colorado en Septembre dernier sur la base de nombreuses accusations de voyages en provenance des États-Unis au Cap-Haïtien dans le but d’abuser sexuellement 18 garçons mineurs. L’affaire avait attiré l’attention internationale, avec le soutien des haïtiens-américains qui ont fait acte de présence dans le tribunal de Connecticut à l’occasion de plusieurs séances préparatoires du procès.

L’accusation est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 30 ans et une amende de 250.000 dollars suivi de la surveillance de près à vie par le département américain de probation. Le gouvernement pourrait demander au juge d’ordonner Perlitz à payer un dédommagement, ce qui permettrait aux victimes de recevoir un traitement physique et psychologique.

La décision de l’accusé de plaider coupable vient tout juste un mois après que le juge de district américain Janet Bond Arterton a rejeté un acte d’accusation du gouvernement fédéral dans le Connecticut contre Perlitz. Selon la décision du juge Arterton, elle ne voyait aucune preuve qu’un crime ait été commis dans sa juridiction, ce qui est l’une des exigences de la loi sur la base de laquelle Perlitz a été accusé.

Cette décision a déclenché une série de rencontres qui ont abouti à un mandat d’arrêt, déposé au tribunal fédéral de Brooklyn, accusant Perlitz de voyager à partir de John F. Kennedy International Airport vers Haïti au moins à deux reprises avec l’intention d’avoir des relations sexuelles avec deux garçons mineurs.

Cette décision du juge Arterton a également conduit le Senior Agent Spécial Rod Khattabi, de l’US Department of Homeland Security, à voyager en Haïti le mois dernier, pour organiser les garçons concernés par le nouvel acte d’accusation – ainsi que d’autres victimes présumées – à voyager aux États-Unis, où ils auront à témoigner devant un grand jury à Brooklyn, ainsi que devant d’autres juridictions d’ici et d’ailleurs. Le gouvernement a auusi receuilli des informations sur d’autres voyages de Perlitz à partir de New Jersey, de la Floride et du Colorado vers Haïti avec l’intention d’avoir des relations sexuelles avec des garçons mineurs.

Possibilité de plaider coupable a pris une ampleur considérable une fois l’accusation a décidé de transférer Perlitz du Centre de détention à gestion privée de Wyatt à Central Falls, RI, au centre de détention urbain bondé de Brooklyn, géré par le gouvernement fédéral. Le transfert de Perlitz a été retardé en deux fois par le Juge Arterton, transfert qui était à l’origine prévu pour le 23 juillet 2010.

Les accusations des jeunes contre Perlitz avaient conduit à une enquête de la Police nationale haïtienne et de l’Organisation des Nations Unies, qui en Janvier 2009 ont exigé un mandat d’arrestation contre Perlitz. Mais, il étant retourné aux Etats-Unis, Haïti et l’ONU ont fait appel aux États-Unis pour le poursuivre.

Perlitz, un diplômé de l’Université Fairfield en 1992, s’était intéressé aux activités pastorales universitaires et après avoir obtenu son diplôme, il s’était engagé dans des activités de bienfaisance au Belize et en Haïti.

Le Projet Pierre Toussaint a inauguré ses activités en 1997 et s’est développé avec la reconnaissance des médias internationaux. Des millions de dollars ont afflué grâce à la contribution de riches catholiques de Fairfield et de Westchester qui ont établi un organisme à but non-lucratif nommé « Haiti Funds » afin de superviser la collecte de fonds.

Toutefois, le projet a connu une grave crise en août 2007, après que plusieurs élèves s’étaient plaints à un journaliste haïtien d’avoir été victimes d’abus sexuels de la part de Perlitz.

L’acte d’accusation contre Perlitz fait état de ses relations avec un éminent leader religieux catholique anonyme, qui selon nos sources serait le Rév. Paul Carrier, aussi bien que de riches catholiques dans la région de Fairfield, pour l’aider à retirer les deux ordinateurs et un coffre-fort de sa maison louée au Cap-Haïtien et de les retourner au Connecticut. Ces actions ce seraient produites au début de la diffusion d’allégations sexuelles contre Perlitz.

Carrier, qui a servi comme aumônier Fairfield University et directeur des activités pastorales universitaires, n’a pas été accusé d’aucun acte répréhensible. Aucun résident de Fairfield n’a fait objet d’une accusation.

Les partisans de Perlitz avaient fait valoir qu’il avait été victime de complot et que les accusations portées contre lui ont été fabriquées de toute pièce par d’autres personnes qui cherchent à prendre contrôle de l’école qu’il a fondée.
RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 18 Aout 2010, 20 heures 28.

CAP-HAITIEN-PEDOPHILIE : RESEAU CITADELLE FAIT LE POINT SUR SON ENGAGMENT.

CAP-HAITIEN-PEDOPHILIE : RESEAU CITADELLE FAIT LE POINT SUR SON ENGAGEMENT.

Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo. fr

Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :

www.reseaucitadelle .blogspot. com

Chers amis et observateurs de l’évolution du Dossier Pédophile du Projet Pierre Toussaint au Cap-Haitien. Comme annoncé dans plusieurs publications, RESEAU CITADELLE, représenté par Cyrus Sibert, organise avec le support d’amis, des anciennes victimes de pédophilie et des supporters américains divers, une assistance de base au profit des victimes du Projet Pierre-Toussaint.

Grace à une cotisation réalisée dans la ville de Boston par l’organisation STTOP, nous avons pu recueillir 2,300 dollars U.S. Cet argent est utilisé en vue de fournir un kit alimentaire à 20 victimes, des chaussures, et l’écolage de certaines victimes qui, avec l’aide de parents et d’amis, avaient continué d’aller à l’école.

Nous avons consenti des dépenses imprévues pour des soins de santé, des articles de toilette, le transport et des frais pour la constitution des dossiers sur l’Etat civil des victimes, cela, en prévision de leur déplacement pour le procès qui se tiendra à Connecticut à la fin de l’année 2010.

Dans chaque kit alimentaire, il y avait : deux marmites de riz, une marmite de pois, un gallon d’huile de cuisine, des pates (spaghetti), deux boites de ‘‘pates tomates’’.

Nous comptons entreprendre des démarches auprès des organisations comme “ Food For The Poor” et le ‘‘Programme Alimentaire Mondial (PAM)’’ pour pouvoir, dans l’avenir, trouver des provisions alimentaires gratuitement et élargir le programme envers d’autres enfants de rue. Pour le moment, nous étions contraints de commencer avec 20 jeunes qui se disent victimes d’abus sexuels de Douglas Perlitz.

RESEAU CITADELLE est conscient du fait que ce travail ne rentre pas dans ses attributions professionnelles de la presse, ni de journalisme d’investigation. Toutefois, face à l’abandon total des victimes, leur souffrance et la dégradation continue de leur niveau de vie, nous avons décidé de franchir cette ligne et d’aller jusqu’au bout dans la défense de leur droit de dénoncer les exploitations sexuelles auxquelles ils étaient assujettis. Les messages répétés à l’endroit des autorités haïtiennes et du Conseil d’Administration du Projet Pierre Toussaint étant restés sans réponse, nous sommes obligés d’assurer la survie des victimes et ne pas les laisser découragés au point d’abandonner l’exercice de leur droit. Car, si rien n’est fait, beaucoup d’entre elles seront obligées de se déplacer vers d’autres régions – en Haïti ou en République Dominicaine – à la recherche de moyens de survie.

Les jeunes que nous décidons d’accompagner sont de vrais exemples de dignité et de courage, de vrais « grenadiers ». Jamais, Jamais, ils n’ont accepté de rétracter en échange d’argent ni de bien matériel. Les offres étaient nombreuses. Douglas Perlitz et ses amis inconditionnels ont contacté plus d’un, en ce sens.  Les avantages obtenus par ceux qui acceptent de nier la vérité n’ont pas ébranlé leur décision de témoigner devant un tribunal en racontant les abus sexuels qu’ils ont subis.

En conséquence, RESEAU CITADELLE n’abandonnera sous aucun prétexte ces jeunes victimes. Nous avons décidé de faire un pas de plus. Nous avons organisé une aide minimale en faveur des victimes, nous allons systématiser ce support matériel et psychologique.

Aussi, comptons-nous accompagner et assister un Grand Avocat de la Côte Est des Etats-Unis qui fournira le service juridico-légal nécessaire pour le dédommagement des victimes. Il a déjà l’autorisation expresse de ces dernières en vue d’intenter une action au civil. Les enfants de rue victimes auront réparation. Cette action au civil, augmentera la pression sur les membres du clan de Douglas Perlitz. Car, ils ont été trop libres de signer des pétitions, de manœuvrer dans l’ombre pour détruire des preuves, de tenter de retourner des témoins et de continuer à supporter inconditionnellement l’accusé.

Aux dires des militants Américains qui ont accepté de  supporter les enfants victimes du Projet Pierre-Toussaint : Faire dédommager les victimes servira de leçon à toutes ONGs, fondations et/ou missions. Après ce procès, les responsables de ces institutions sauront que même quand l’Etat haïtien faillit à sa mission de protéger les enfants, ils doivent eux-mêmes mettre en place des procédures  pour contrôler les mœurs de leurs missionnaires et éviter des dérives. Sinon, ils payeront leur irresponsabilité, très cher.

Nous remercions Paul Kendrick d’avoir aidé à mettre sur pied un réseau de lobbyistes et de militants pour défendre les victimes aux Etats-Unis. Nous remercions Ruth Moore de l’organisation STTOP qui a lancé une collecte de fonds qui nous permet de fournir un peu d’aide. Nous remercions également Manel Louis, un travailleur social haïtien, qui a fait un travail académique sur la problématique des enfants de rue au Cap-Haitien, pour ses conseils techniques. Nous remercions également les amis et partenaires qui forment avec nous cette ligne de défense des droits des enfants de rue victimes d’exploitations sexuelles.

A quelques mois du procès, nous avons pu rétablir un certain équilibre en faveur de la justice. Aux Etats-Unis, un tribunal décidera de la question. Les enfants de rue de Cap-Haitien feront entendre leur plainte par devant un jury de Connecticut. Et cela, malgré quatre (4) ans de manœuvres déloyales visant à les contraindre à abandonner. Des manœuvres surtout encouragées par le silence complice du Conseil d’Administration du Projet Pierre Toussaint et de l’Etat haïtien qui, jusqu’ici, n’ont rien fait en terme de prise en charge et de protection des témoins.

Le 14 Aout 2010 marquera le 4e anniversaire du premier témoignage recueilli sur la situation. Quatre (4) ans après la publication de notre article « Cap-Haitien, le pédophile et son Centre d’accueil pour les enfants de rue, 19 Aout 2007 », l’hypothèse de départ reste fondée : Douglas Perlitz a utilisé sa position à la tête du « Projet Pierre Toussaint pour les enfants de rue  de Cap-Haitien » pour se livrer à l’exploitation sexuelle des enfants.  Les témoignages, les opinions et les faits ne prouvent pas le contraire. De plus, les manœuvres de ses amis inconditionnels de Connecticut et/ou d’Haïti qui ont mené, sur ses instructions, une opération en vue de récupérer son ordinateur de service dans sa résidence au Cap-Haitien, avant l’arrivée des enquêteurs fédéraux américains, est une preuve qu’il a beaucoup à cacher. La découverte sur son nouvel ordinateur à Colorado de photos pornographiques montrant des petits garçons noirs en relations sexuelles et les adresses des sites internet comme :

www.boyreview.com, www.dominicanboys.com, www.afriboyz.com, www.blackgayporn.net, www.blackinterracialgay.com, www.islandboys.com, www.blacksonboys.com, www.extreme-gayboys.com, www.cocktailboyz.com, www.boysfirstime.com, www.EXTREME-GAYBOYS.COM, www.photosgayboys.com/teenboys, www.spankteenboys.com, www.forum.afriboyz.com, www.youngtwinkboys.net, www.allboysgay.com, www.adventuresofgayboys.com, www.nudeafricanboys.com, sont autant d’éléments concluants.

« Le reportage conventionnel vise à créer une image objective du monde tel qu’il est. L’enquêteur se sert de faits objectivement vrais – c’est-à-dire, des faits que n’importe quel observateur raisonnable reconnaîtrait comme véridiques – dans le but subjectif de réformer le monde. Ce but noble ne confère pas le droit de mentir pour la bonne cause. Il implique une double responsabilité, celle d’apprendre et de diffuser la vérité de sorte que le monde puisse changer. »1

Si dans le combat pour le changement social, la corruption, la cupidité, le cynisme, l’ingratitude des dirigeants sont autant de faits capables d’anéantir l’engagement citoyen, le « Journalisme d’investigation » nous donne la liberté de changer de petites choses importantes dans la vie. Celui qui arrive à maitriser sa peur, ses désirs et ses besoins, peut en faire un vrai pouvoir autonome, non lié à des institutions étatiques corrompues. RESEAU CITADELLE compte bien en profiter pour contribuer au changement. Le dossier Pédophilie du Projet Pierre Toussaint est très important à nos yeux. De pieds fermes, nous allons continuer le combat, jusqu’à ce que justice soit faite.

______________

1-       Manuel du journaliste d’investigation : L’enquête par hypothèse.

PAR MARK LEE HUNTER

AVEC (PAR ORDRE APHABÉTIQUE)

NILS HANSON, RANA SABBAGH,

LUUK SENGERS, DREW SULLIVAN ET PIA THORDSEN

PREFACE DE YOSRI FOUDA

ADAPTATION FRANÇAISE DE M.L. HUNTER ET MYRIAM JAMILEH PÉRIGNON

Un document préparé avec le soutien de l’UNESCO.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 04 Juillet 2010, 19 heures 33.

Haïti-Pédophile : Des militants de Boston comptent aider les victimes de Cap-Haitien.

Haïti-Pédophile :  Des militants de Boston comptent aider les victimes de Cap-Haitien.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

L’organisation STTOP (Speak Truth to Power) établie à Boson dans l’Etat de Massachussetts aux Etats-Unis vient de lancer a partir d’une note publiée  ce mercredi 9 juin 2010, une opération de collecte de fonds en faveur des enfants victimes d’abus sexuels de Cap-Haitien.

L’organisation exprime son engagement en ces termes : Durant plusieurs mois nous avons lu des informations écœurantes sur la situation d’haïtiens  abusés sexuellement alors qu’ils fréquentaient une école fondée par Projet Pierre Toussaint et dirigée par Douglas Perlitz.

Après que leur situation a été rendue publique, ces braves jeunes ont encore une fois été victimes de la fermeture de leur école, une situation qui les oblige à retourner dans la rue.

Face à cette calamité, STTOP.org (Speak Truth to Power) vient d’établir un fonds spécial en vu de supporter ces braves victimes. Cette action est un moyen de leur dire qu’il y a aux Etats-Unis des gens qui pensent à eux et  sont choqués par le fait que des organisations et institutions au niveau local leur aient tourné le dos.

100% des cotisations reçues iront directement aux victimes. Les noms des contributeurs et le montant de leur don resteront secrets.

L’organisation de Boston a indiqué une adresse pour tout envoi de fonds :

STTOP

PO Box 610156

Newton, MA   02461

(Checks payable to STTOP (memo - Cap Haitien Victims)

D’après une lettre de Paul Kendrick publiée en pièce-jointe du communiqué: L’argent recueilli sera utilisé pour les frais scolaires et des biens essentiels comme chaussures. Dans l’immédiat il serait utile de fournir un appui psychologique capable d’aider les victimes à se libérer des traumatismes causés par les abus sexuels. Aussi, l’argent servira à mettre à leur disposition un conseil d’avocats aux Etats-Unis afin de défendre leur position, ainsi ils ne seront plus ostracisés  par ceux qui n’ont pas pu les protéger.  Ruth Moore a signé la note de STTOP à titre de coordonnateur. STTOP est une organisation reconnue pour son combat en faveur des victimes de pédophilie de Boston où elle a eu une présence devant la Cathédrale de la ville chaque dimanche, durant ces huit (8) dernières années.

Ainsi, Réseau Citadelle (www.reseaucitadelle.blogspot.com) invite les membres de communauté haïtienne et toute autre personne intéressée à apporter leur contribution à cette noble cause. Les victimes souffrent ! Si malgré tout, ils continuent leur combat, c’est parce qu’ils ont dans leur âme les cicatrices des abus subis.

RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 09 Juin 2010, 16hres 23

Haïti-Pédophilie : La défense de Douglas Perlitz chercherait à retourner un témoin à charge.

Haïti-Pédophilie : La défense de Douglas Perlitz chercherait à retourner un témoin à charge.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Nous venons d’apprendre que des hommes proches de l’Avocat de Douglas Perlitz, le pédophile accusé par des enfants de rue de Cap-Haitien et emprisonné à Connecticut,  tentent de contacter l’un des témoins à charge les plus importants pour le procès qui se tiendra à Connecticut à la fin de l’année 2010. La personne contactée est l’ancien chauffeur de M. Perlitz, un témoin à charge qui a déposé,  à plusieurs reprises,  avoir vu de ses yeux, Douglas en train d’avoir des relations sexuelles avec des enfants du projet dans son appartement. Selon, une source proche de l’enquête, le chauffeur aurait indiqué aux enquêteurs, la fenêtre à travers laquelle il avait l’habitude d’observer le Directeur du Projet en pleine activité sexuelle avec des enfants du projet.

Ce témoin a été contacté par une personne qui a utilisé un prénom vague. Cette personne lui a donné rendez-vous dans un hôtel de la ville du Cap-Haitien, dans l’après-midi de ce dimanche 06 juin 2010. RESEAU CITADELLE a téléphoné en ce sens la Brigade de la Protection des Mineurs et le juge d’instruction pour enfants de la juridiction de Cap-Haitien.

Car, normalement, toute initiative du cabinet de défense en Haïti devait être faite à partir d’un avocat correspondant, membre du Barreau du Cap-Haitien, qui à son tour écrirait une requête au doyen du Tribunal Civil en ce sens. L’affaire étant à la chambre d’instruction, on comprend mal qu’en catimini, des hommes proches de la défense de l’accusé Douglas Perlitz cherchent à rencontrer en secret l’un des témoins à charge les plus importants du dossier.

Le juge d’instruction pour enfants et la BPM se disent prêts à intervenir en ce sens. Nous souhaitons que cette affaire puisse être traitée dans le sens de la protection de victimes abandonnées.

Avec l’approche du procès de Connecticut, les initiatives de ce genre vont se multiplier. Le procureur américain étant obligé de communiquer les témoins et les preuves dont il entend se servir, la défense peut tenter de les anéantir où de retourner les témoins gênants.

Déjà, il y a cette question d’ordinateur de service de Dougals Perlitz enlevé dans sa résidence à Bel-Air au Cap-Haitien, Haïti. Le fait que le dossier n’ait pas eu tout le support nécessaire du gouvernement haïtien livre les témoins à la merci des hommes de main de la défense. La peur est dans les esprits de tous ceux qui militent pour que les enfants victimes puissent avoir justice. A Réseau Citadelle nous continuons d’avancer non sans savoir que nous sommes des cibles tamponnées, on peut décider de nous mettre sous contrat à n’importe quel moment.

C’est difficile de combattre des pédophiles dans des pays pauvres, avec des Etats faibles, des gouvernants corrompus, une société civile immorale, mais ce n’est pas impossible. Nous allons continuer d’avancer, nous continuons de défendre les enfants victimes face à des ennemis puissants, inconnus et déterminés.

Encore, une fois, nous souhaitons que le pouvoir en place agisse dans le sens de la prise en charge des enfants et de la protection des témoins. Les enjeux du dossier sont plus importants que l’on pourrait imaginer. Les jours à venir seront plus difficiles.

Haïti-Pédophilie : Les victimes abandonnées attendent le jugement de Connecticut.

Haïti-Pédophilie : Les victimes abandonnées  attendent le jugement de Connecticut.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Le jour du jugement de Douglas Perlitz arrive à grand pas. Septembre 2010 marquera le choix des membres du jury. Le procès est fixé pour la fin de l’année, soit au mois de décembre 2010. L’incertitude et le doute qui planent sur la culpabilité de Perlitz tomberont. Les investigateurs déballeront leurs preuves.  Il n’y aura plus de justification au comportement de ceux qui abandonnent les enfants de rue de la ville du Cap-Haitien, victimes d’exploitation sexuelle au sein du Projet Pierre Toussaint.

En effet, depuis décembre 2009, soit 3 mois après l’arrestation de Perlitz le 14 septembre 2009, plusieurs étrangers ont visité la ville du Cap-Haitien, dans l’objectif de mieux comprendre les circonstances qui ont conduit à l’arrestation du Directeur du Projet Pierre Toussaint.  En décembre, deux (2) journalistes de ”Connecticut Post” ont séjourné dans la deuxième ville du pays. En une semaine, ils ont visité plusieurs institutions et personnalités  et ont pu conclure qu’il y a de quoi soutenir une hypothèse accusant Douglas Perlitz d’avoir profité de sa position à la tête du projet Pierre Toussaint pour exploiter sexuellement les enfants de rue qui fréquentaient les locaux du projet.

Sans vouloir juger, en consultant tous les camps, nos collègues en sont venus à la conclusion que l’accusation pourrait donner du fil à retorde à la défense de Perlitz. Ils en ont profité pour nous conseiller d’être prudent dans la ville du Cap-Haitien, où des membres du secteur des affaires souhaitent notre malheur, pour avoir causé le départ d’un homme qui leur rapportait gros.

Ils se sont rendus à plusieurs rendez-vous dont une visite au local du village qui abrite l’Ecole Pierre-Toussaint, des dortoirs et d’autres centres de formation.

En janvier 2010, Paul Kendrick, un militant pour la défense des enfants victimes d’abus et d’exploitation sexuelle, à son tour, visita la ville du Cap-Haitien. Nous étions avec lui sur la route de l’Hôpital Justinien quand la terre a tremblé. Paul Kendrick a ainsi participé aux efforts de secours en faveur des sinistrés de Port-au-Prince. Ce soir du 12 janvier, c’était la confusion totale. Il voulait contacter sa famille pour la rassurer que tout allait bien pour lui, mais c’était difficile. Il a toutefois retrouvé la force de continuer sa mission qui consistait à tester les allégations contre Douglas Perlitz. Le désastre ne l’a pas empêché de continuer son travail.

Kendrick a ainsi visité plusieurs personnalités, des enfants victimes, des médecins traitants et le village. Il a recueilli les témoignages de plus d’un qui lui ont permis de mieux comprendre la situation et de supporter sans réserve les victimes. Il en avait profité pour provoquer des échanges avec ceux qui croyaient que Douglas était innocent.

Sur ce point, jusqu’à présent, le résultat est le même partout. Ceux qui s’obstinent à défendre Perlitz le font par amour, par amitié ou par cynisme. Ils n’ont rien de solide capable de détruire l’accusation. De plus, après une récente tournée des enquêteurs fédéraux  Américains dans le Nord, le nombre de personnes ayant dénoncé Perlitz à presque doublé. Ce ne sont plus des enfants du projet. Il y a d’autres victimes et d’autres témoignages dans d’autres localités où le prédateur a séjourné avant de s’établir au Cap-Haitien. Son antithèse qui s’appuyait sur un complot à l’intérieur du projet ne tient plus. La défense est dans l’impasse.

Avec 22 ans d’expérience, Kendrick comprend la motivation de ce jeune qui nous a contactés en aout 2007 pour mettre un terme à la souffrance des exploités sexuels. «  C’est toujours comme ça », dit-il. « Le prédateur sexuel oublie les blessures infligées aux victimes. Souvent, ces dernières reviennent à la charge. Torturées par les cicatrices de cette violence humiliante, la victime ne se sentira  bien qu’après avoir obtenu la condamnation du bourreau. Elle sera plus déterminée quand sa sœur, son frère, ou son enfant est exposé au même danger. »

Kendrick a ainsi filmé plusieurs témoignages. En fin de mission, avec l’embouteillage dans le trafic aérien au dessus de Port-au-Prince, il est reparti sur un vol à destination des Bahamas, à partir de la ville du Cap-Haitien, avec la détermination d’aider les victimes.

Résultat, plusieurs papiers ont été publiés. ”Connecticut Post” a mis sous presse son rapport d’enquête journalistique sur le sujet : Betrayal of Hope (1). Une longue histoire a été publiée avec les témoignages de victimes et des professeurs, des opinions de supporteurs de Douglas, et de gouvernants haïtiens… Des éditoriaux ont été publiés  pour sensibiliser la population de Connecticut sur la souffrance des enfants de rue abandonnés avec l’arrêt du projet. Paul Kendrick a fait de même en publiant des articles sur sa visite dans ” The Mirror”(2), le journal de l’Université de Fairfield où Douglas Perlitz et lui ont étudié. Signalons au passage que Fairfield University est l’un des plus grands contributeurs  du Projet Pierre Toussaint. Aussi, Kendrcik a-t-il acheté un espace publicitaire avec un message rappelant aux membres de la communauté de l’Université Jésuite de Fairfield les valeurs proclamées par l’évangile du Christ. Celles de ne pas abandonner les personnes victimes de la méchanceté de bandits : Parabole du Bon Samaritain.

Ces visites ont permis de renforcer les arguments donc les plaidoyers en faveur des enfants victimes. Des organisations américaines de défenses des enfants victimes d’abus sexuels ont pu intensifier et renforcer leur campagne pour que justice soit faite. Elles envisagent de mettre à la disposition des victimes le service d’un grand avocat de Massachussetts, le plus grand en matière de défense des enfants victimes.  La voix des enfants victimes a pu être entendue. Comme nous le disions à Paul Kendrick : Vous avez entendu la voix venue du puits qui criait au secours. Il ne reste qu’à apporter une aide d’urgence aux victimes qui manquent de tout.

Malheureusement, après un an et demi, 18 mois, les victimes sont sans secours. Des membres du projet ont peur d’être attaqués en réparation. D’autres acteurs attendent. Des ONGs comme KOMBIT SANTE déclinent tout engagement dans ce domaine. Nathan Nickerson, son Directeur Exécutif le dit à qui veut l’entendre : Nous travaillons sur la Santé, nous ne pouvons pas initier des activités pour assister les victimes du Projet Pierre Toussaint. L’Etat haïtien, les Agences de Nations Unies, des ONG comme PADF, tous fuient le problème. Il n’y a rien pour les victimes. Le Ministère des affaires sociales, n’a rien apporté, pour supporter les jeunes victimes.

Paradoxalement, le dossier Douglas Perlitz est si important pour les américains que plus de 25 personnes voyageront aux Etats-Unis lors du procès. Les Américains ont tout prévu : psychologue pour accueillir les victimes, centre d’accueil avec environnement approprié, … C’est le premier procès dans le cadre de l’application de la loi américaine interdisant à ses ressortissants, des voyages dans le but d’avoir des relations sexuelles avec des enfants. Le premier cas d’exploitation sexuelle d’enfants stoppé à partir d’une enquête journalistique en Haïti. Pourtant, dans notre pays, on fait peu de cas de ce dossier. Même sollicités, des confrères des grands medias haïtiens n’en parlent pas. Conséquences, les victimes croupissent dans la misère la plus abjecte, ce qui est un très mauvais exemple pour les enfants en situation de traite et/ou d’exploitation sexuelle. Car comme Douglas Perlitz avait prédit les victimes qui voulaient dénoncer ses forfaits : « En me dénonçant, vous allez détruire le peu que vous avez. Vous allez vous retrouver dans la rue sans nourriture, sans vêtements, sans éducation et sans argent. »

18 mois après la fermeture du projet, la vie des enfants de rue est devenue un enfer. On se demande si on peut défendre les enfants haïtiens, face aux exploitations de toutes sortes, sans ressentir aucun remord quand ils connaitront la misère matérielle? Avec le Dossier Perlitz, nous avions développé certaines techniques de travail sur les orphelinats, les centres d’accueil et mêmes les prostituées. Nous avions même opté pour des enquêtes journalistiques le long de la frontière haitiano-dominicaine où nous avons déjà recueilli des témoignages sur une pratique de trafic d’enfants et de femmes. Cependant, a contre cœur, nous nous demandons, si nous n’allons pas augmenter le nombre d’enfants victimes abandonnés qui comptent sur nous pour pouvoir réussir leur vie dans la dignité ? Auront-ils le support de ces ONGs qui se disent protectrices des enfants ? Triste de constater qu’en Haïti, faute de structure de prise en charge, le journaliste-investigateur se retrouve dans un rôle de travailleur social qui oblige à fournir un certain encadrement aux victimes abandonnées.

Comme dit le vieux proverbe : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! » Nous souhaitons une mobilisation pour encadrer les enfants de rue victimes d’exploitation sexuelle au Cap-Haitien. Nous souhaitons que le gouvernement haïtien fournira l’assistance nécessaire, en attendant le procès et la réouverture du projet.

1-    http://www.ctpost.com/betrayal

2-    http://fairfieldmirror.com/author/paulkendrick/

http://fairfieldmirror.com/2010/04/28/abandoned-children/

RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 02 juin 2010, 14 hres 13.

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